Actualités immobilières

Avec les taux bas, l’immobilier n’a jamais été aussi bon marché en 10 ans

 

 

INFOGRAPHIES - En période de hausse des prix, le constat paradoxal d’un immobilier bon marché a été dressé par un courtier en crédit. Avec la baisse des taux, on observe des gains sensibles de pouvoir d’achat dans la quasi-totalité des grandes villes. Encore faut-il pouvoir décrocher un crédit.


«C’est un discours peu audible actuellement et un résultat plutôt contre-intuitif mais les chiffres laissent clairement apparaître que l’immobilier est plutôt bon marché actuellement», note Hervé Hatt, président du courtier en crédit Meilleurtaux. Dans le cadre de son observatoire des taux, la société a tenu à mesurer l’impact des records de taux bas sur le pouvoir d’achat immobilier des emprunteurs. Actuellement, Meilleurtaux enregistre des taux moyens (hors assurance) de 1,35% sur 15 ans, de 1,55% sur 20 ans et de 1,75% sur 25 ans. Les bons et très bons dossiers arrivent à des niveaux incroyablement bas: jusqu’à 0,65% sur 15 ans et 0,9% sur 20 ans!
 

Malgré une hausse sensible des prix immobiliers dans bon nombre de grandes villes, les gains procurés par la baisse des taux sont tels qu’à mensualité constante, les acheteurs peuvent prétendre à de bien plus grands logements qu’en 2009. Selon les calculs du courtier (voir nos infographies), un emprunteur qui remboursait 990 euros par mois il y a 10 ans, pouvait s’offrir 48 m² de moins à Saint-Étienne qu’aujourd’hui ou encore 10 m² de moins à Marseille ou Lille. Exception notable: Bordeaux est la ville où le pouvoir d’achat s’est le plus détérioré. En 10 ans, avec une même mensualité, on s’offre désormais 14 m² de moins qu’en 2009. C’est pire qu’à Lyon (-9 m²), Strasbourg (-4m²) et Rennes (-3m²). Même Paris semble quasiment sage, avec une perte de seulement 2m² malgré une hausse vertigineuse des prix.

 

Des gains records

Pour une mensualité plus importante (1650 euros), les résultats sont très comparables: la situation est très mauvaise à Bordeaux (25 m² perdus), peu enviable à Lyon (-15m²), pas fameuse à Rennes et Strasbourg (respectivement -7 et -9 m²), quasiment stable à Paris (-4 m²) et Nantes (-1m²). Partout ailleurs, les indicateurs sont au vert avec des gains de plus de 10 m² (12 m² à Montpellier, 34m² à Grenoble, 45 m² à Toulon) et même des niveaux record au Mans (+75m²) et Saint-Étienne (+76m²). «En termes de pouvoir d’achat immobilier, la situation est plus favorable qu’il y a 10 ans dans 15 villes sur 20. Cessons donc de dire que les prix sont décorrélés et trop élevés!», estime Maël Bernier, directrice de la communication de Meilleurtaux.

Mais pour que ce principe se vérifie, encore faut-il décrocher un crédit auprès d’une banque. Une situation qui n’est pas donnée à tout le monde même si le courtier note qu’il faut désormais qu’un ménage gagne au moins 2100 euros nets par moins pour prétendre à pouvoir emprunter 150.000 euros sur 20 ans contre 3100 euros il y a 10 ans.


 

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